Assurance et résilience : une distinction essentielle | FM

Assurance et résilience : une distinction essentielle

Date de publication • 02 septembre 2026


professionnels portant un casque jaune
Les opérations manufacturières sont en constante évolution. La production d’un site aujourd’hui diffère souvent sensiblement de celle qui le caractérisait lors de la dernière évaluation de son profil de risque. L’écart tend à se creuser discrètement, et il est rarement aussi minime qu’il paraît.

L’assurance constitue le socle financier qui permet à une entreprise d’absorber une perturbation et de poursuivre ses activités. Réduire la probabilité et la gravité des perturbations relève d’une autre démarche. Les industriels qui se relèvent le plus rapidement d’un sinistre sont ceux qui ont investi dans les deux approches.

L’importance cruciale de la proactivité

Une police d’assurance bien structurée couvre les dommages aux biens et indemnise les pertes d’exploitation pendant la période de reprise d’activité. La sécurité financière qu’elle procure permet aux entreprises de prendre des risques à plus long terme, de réaliser des investissements et d’exploiter leurs installations avec sérénité. Sans cette protection, un sinistre majeur peut menacer la pérennité de la société touchée.

Les entreprises qui se relèvent d’un sinistre majeur dans les meilleures conditions bénéficient généralement d’un autre atout : une meilleure compréhension de leur exposition au risque avant même qu’un problème ne survienne. Un fabricant qui a pris des mesures concrètes pour réduire ses principales expositions se trouve dans une situation fondamentalement différente de celui dont le programme de gestion des risques se limite au renouvellement de sa police d’assurance. À mesure que les sites évoluent, il est de plus en plus difficile d’identifier les nouvelles expositions si les hypothèses de départ reposent sur des données aujourd’hui obsolètes. Certaines vulnérabilités critiques ne deviennent visibles que lorsqu’une personne disposant de l’expertise adéquate les recherche spécifiquement.

Risque théorique versus risque réel

Les ingénieur·es qui évaluent des sites industriels constatent régulièrement un décalage entre la perception qu’une entreprise a des risques auxquels elle est exposée et la réalité du terrain. Cet écart s’explique par le fait que certaines expositions ne sont pas visibles sans le cadre d’analyse adéquat.

Voici quelques exemples représentatifs :

  • Liquides qui peuvent brûler : les entreprises industrielles qui utilisent au quotidien des fluides à point éclair élevé ne les considèrent souvent pas comme des risques d’incendie majeurs. Le danger devient manifeste lorsqu’un·e spécialiste analyse le trajet d’une potentielle fuite et identifie la source d’ignition qu’elle pourrait atteindre.
  • Travaux par point chaud : une opération de maintenance régulière peut engendrer un important risque d’incendie si des matériaux combustibles n’ont pas été identifiés et protégés au préalable. Des procédures de contrôle qui semblent adéquates sur le papier présentent souvent des lacunes dans la pratique, en particulier lors des étapes de surveillance qui doivent suivre ce type de travaux.
  • Sinistre maximum possible : les entreprises qui n’avaient jamais analysé les conséquences de la défaillance d’un système d’extinction automatique au moment d’un départ de feu portent généralement un regard différent sur leur profil de risque lorsqu’elles prennent conscience des pertes potentielles.

Les activités évoluent plus vite que les cadres de gestion des risques

Les risques auxquels est confrontée l’industrie manufacturière sont de plus en plus complexes. Les sites industriels s’appuient sur des équipements critiques dont les dépendances opérationnelles ne sont pas toujours visibles dans le cadre d’une évaluation des risques standard. De nouveaux matériaux et procédés de fabrication sont introduits avant même que la sinistralité associée ne soit pleinement comprise. Les équipements vieillissent alors que les délais de remplacement s’allongent, ce qui génère des vulnérabilités pouvant perdurer plusieurs années.

L’exposition aux risques climatiques s’est également accentuée. Des événements autrefois considérés comme peu probables se produisent désormais dans des régions où les industriels n’avaient pas eu besoin de les anticiper jusqu’à présent. Chacune de ces évolutions crée de nouvelles expositions sur des sites qui n’ont parfois pas été réévalués depuis une époque où leur environnement d’exploitation était moins complexe.

L’évolution d’une activité peut rendre obsolète le cadre de gestion des risques qui avait été établi pour une précédente configuration de cette activité. Nouvelles technologies, changements de procédés de production, aggravation des expositions climatiques et vieillissement des infrastructures : autant de facteurs qui peuvent introduire des risques qui n’existaient pas lors de l’évaluation initiale. De nombreux fabricants font face aujourd’hui à des réalités opérationnelles qui diffèrent sensiblement de celles pour lesquelles leurs programmes de gestion des risques ont été conçus. La question n’est pas de savoir si les risques ont évolué, mais si la compréhension qu’en a l’entreprise a évolué au même rythme.

Les données au service de la prévention

Combler l’écart entre le risque perçu et le risque réel nécessite une analyse à l’échelle du site, fondée sur des indicateurs fiables. Pour de nombreuses entreprises industrielles, la véritable difficulté consiste à savoir par où commencer. Grâce à FM Essential, elles ont accès à des évaluations d’ingénierie qui permettent d’identifier et de hiérarchiser les risques de dommages aux biens les plus susceptibles d’entraîner un sinistre. Chaque année, plus de 1 900 ingénieur·es FM réalisent environ 40 000 évaluations sur des sites assurés dans le monde entier. Chacune de ces visites permet de collecter des centaines de points de données portant sur l’état des équipements, les systèmes de protection et les pratiques opérationnelles. Cet ensemble de données propre à chaque site offre aux risk managers et aux directions financières une base plus solide pour déterminer où investir en priorité.

Ces données sont associées à près de 200 ans d’expérience en ingénierie, relations clients et gestion des sinistres, puis traitées par des systèmes d’IA et des outils d’analyse avancée afin d’émettre des recommandations précises et priorisées qui aident risk managers et directions générales à prendre des mesures concrètes.

Identifier le bon partenaire

Pour de nombreuses entreprises industrielles, l’enjeu n’est pas tant d’admettre l’existence du risque que de comprendre précisément où il se situe et d’identifier les vulnérabilités à traiter en priorité. L’offre FM Essential combine capacité d’assurance et expertise en ingénierie de prévention pour les aider à gagner en visibilité.

Outre une capacité d’assurance compétitive, FM Essential leur donne ainsi accès aux ressources d’ingénierie de FM, à ses données de sinistralité et à ses capacités de hiérarchisation des risques. Conçue pour accompagner les entreprises industrielles de toutes tailles qui cherchent à améliorer leur profil de risque à leur propre rythme, cette offre est distribuée par les cabinets de courtage partenaires de FM.

Au fil du temps, l’assuré acquière une vision plus précise de son exposition et peut travailler en priorité sur ses vulnérabilités les plus critiques. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Les sites les moins alignés sur les recommandations d’ingénierie de FM subissent sept fois plus de sinistres que ceux qui ont mis en œuvre toutes les recommandations.
  • Lorsqu’un sinistre survient, les dommages et pertes sont trente fois plus importants sur les sites dotés de programmes de prévention inadéquats que sur ceux qui bénéficient de programmes adéquats.

Si l’assurance demeure au cœur du processus, elle doit aujourd'hui s’inscrire dans une approche plus globale, fondée sur des données fiables plutôt que sur des hypothèses.

Pour en savoir plus sur FM Essential, contactez votre cabinet de courtage en assurance dommages aux biens.